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Camus - par MONTAIGU le 26/07/2018 : 12:42

Qu’est-ce que le hasard, lorsque pendant toute une journée le hasard va dans le même sens ? Avant-hier matin, mettant la main sur une pile de livres en hébreu que Shoula, mon amie israélienne, m’avait fait parvenir, je prends un titre d’un auteur inconnu, qui a pour titre «  Le premier homme ». Au verso de la sixième page, je découvre qu’il ne s’agit pas d’une œuvre originale, mais d’une traduction. Il s’agit d’un manuscrit inachevé, laissé par le Prix Nobel de littérature, au moment de sa mort accidentelle en 1960, et publié par les Cahiers Albert Camus en 1994. D’ailleurs, on trouve ici ou là, dans la traduction, quelques-unes des pages de l’original, écrites d’une plume très fine et très serrée avec un nombre non négligeable de ratures.

Il s’agit d’un livre en deux parties, dont la première se consacre à la recherche de son père qu’il n’a pas connu. Il appartenait à la population immigrée blanche qui était venue s’installer en Algérie après la conquête coloniale française de 1830. Il était, comme de nombreux autres, non pas un colon, mais quelqu’un qui gagnait pauvrement sa vie et dont le statut différait à peine de celui de ses voisins arabes. Il fut tué au cours de la première guerre mondiale 1914-18 et Albert ne l’a pas connu. La deuxième partie, qui a donné le titre au livre, raconte l’enfance et la jeunesse de l’illustre écrivain qui, parti d’un milieu illettré, va devenir pour beaucoup, à travers le monde, une sorte de conscience par ses écrits et ses engagements.

Si j’avais lu, dans ma jeunesse, avec un intérêt certain ses deux essais philosophiques : « L’homme révolté » et «  Le mythe de Sisyphe » ; mais l’accès au romancier me fut, depuis toujours plus difficile. «  La peste », que pourtant j’essayai de lire en Algérie, au temps du service militaire, me tomba des mains dès les premières pages ; «  L’étranger », que j’abordai dans sa traduction en esperanto, ne fut pas davantage une invitation au voyage. «  La chute », qu’une amie, pour je ne sais quelle raison, m’ adressa il y a quelques mois, rejoignit la liste des abandons avant même la fin du premier chapitre.

Cette découverte du « Premier Homme » fut une incitation à rouvrir «  La chute ». Allais-je surmonter cette écriture un peu grise ou, pour le moins bien terne pour quelqu’un qui venait du pays du soleil ? Ma décision fut prise : 150 pages de texte, ce me semblait un effort limité. En pleine canicule, à l’ombre d’un champ de maïs de taille immense, je me suis efforcé de suivre un monologue à peine interrompu, tenu par un homme de droit, satisfait de lui-même dans son rôle de défenseur de la veuve et de l’orphelin, qui s’admire lui-même faisant le bien et semble l’exemple même de la réussite. On l’aura compris : va venir l’heure de la chute inexorable, sans retour, au point que la fin se perd comme un ruisseau qui s’assèche…

Enfin, j’avais lu un Camus dans ce style fait de phrases courtes, de réflexions sèches où l’âme ne respire pas. Sans doute, en serais-je resté là, si un troisième hasard n’était venu mettre le point d’orgue à cette journée Camus. Promenant mon chien à la brise du soir et faisant une halte, je choisis d’écouter France-culture sur mon portable. L’intervenant était, à ce moment, l’écrivain algérien de langue française, Kamel Daoud. J’écoutai avec intérêt cet homme dont je découvrais, pour la première fois, la voix caressante et aussi – à ma honte ! - l’existence. Ma surprise fut grande lorsqu’il évoqua l’un de ses livres «  La contre-enquête de Meursault » : ouvrage qui réfère à Camus et veut retrouver l’arabe tué par Meursault dans le récit de Camus. Puis vint l’aveu final : la dette envers Camus dont «  La chute » représente pour lui le livre inspirateur.

Je me devais, après ces « hasards », faire le point sur Camus. Il y a l’écrivain et il y a l’homme. Camus, comme homme, force le respect. On ne peut que saluer ses engagements – parfois au risque de sa vie – toujours courageux et toujours personnels. S’il avait trouvé la mort à cause de l’un de ses choix, il ferait figure aujourd’hui de héros romantique. Sa mort banale, au bord d’une route, a semblé donner raison à sa méditation philosophique sur l’absurde.

Je vois deux raisons qui font de Camus pour toujours une conscience de l’humanité.

1) – Sa condamnation sans ambages du communisme soviétique, en un temps où tant d’intellectuels français se montraient hésitants ou, pire encore, collaboraient.

2) – Son cri d’horreur immédiatement après la bombe H sur Hiroshima et Nagasaki. Il a tout de suite perçu que l’humanité venait de faire le pas de trop vers l’inhumanité !

 

 


Un été avec Homère - par MONTAIGU le 21/07/2018 : 12:33

En cette période de vacances, où beaucoup sont à la recherche d'un bon livre qui serait un indispensable compagnon pour ces jours qui laissent place au rêve, comment ne pas signaler: Un été avec Homère - de Sylvain Tesson. Ce petit livre de 250 pages, au format agréable, facile à glisser dans la poche, nous emmène vers îles grecques pour revivre la guerre de Troie à travers l'Illiade et l'Odysée. Les chapitres sont courts, les citations en écriture bleue sont significatives, les lignes de compréhension sont actuelles, bref une réussite. J'en suis à la deuxième lecture. Pour ceux qui trouvent dans la culture antique un bain de fraîcheur, mais n'ont guère de temps pour des ouvrages techniques, ce petit bijou fera leur bonheur.


Une révolution scientifique est en route. Voyez en E-o.


Eric Tabarly - par MONTAIGU le 18/06/2018 : 11:54

Eric Tabarly, cette légende tellement française.

Il y a 20 ans, le célèbre marin disparaissait, dans la nuit du 12 au 13 juin 1998.

En mer, comme il avait vécu. En homme libre qui ne se harnachait pas, ou rarement.

Eric Tabarly a construit sa légende de son vivant; sa mort l'a fait entrer dans la mythologie.


Le 18/09/1914, Lanti, qui sera le fondateur de SAT-Amikaro, est mobilisé comme brancardier sur le front. Ce jour là, il note dans son journal: " Aujourd'hui la canonnade se fait entendre avec une intensité, une violence extrême. C'est un roulement continu d'explosions. Comment les hommes qui sont près de ces terribles engins peuvent-ils supporter ce bruit infernal ? Il y a de quoi devenir fou...

L'homme est grand...Aussi grand qu'il est petit !

J'ai l'impression que la lutte gigantesque, dont l'écho m'apporte le bruit, est sans précédent dans l'histoire. Jamais on n'aura vu un aussi effroyable carnage. C'est la lutte de la civilisation contre l'histoire...

Les casques m'apparaissent comme d'étranges civilisateurs...

Je pense que la force militaire d'une nation est en raison inverse du degré de culture intellectuelle, artistique, morale de la majorité des habitants...

Tuer! Tuer ! ... Chez beaucoup de mes camarades - pas chez tous- je constate qu'ils tueraient avec joie, avec plaisir, avec une volupté sauvage...Ce sentiment transpire toujours dans les conversations que j'entends journellement.

Toujours la loi du talion après deux mille ans de Christianisme."

Nous n'étions qu'en 1914 ! La boucherie durerait encore 4 ans, et se renouvellerait 20 ans plus tard, plus violente encore !

Sans parler des boucheries staliniennes, plus sournoises mais bien réelles, suivies des maoïstes et de tant d'autres  avec la complicité d' "intellectuels" qui nous ont vendu l'illusion communiste.



L'esperanto, langue maternelle - par MONTAIGU le 26/12/2017 : 17:43


[TEMOIGNAGE]

“Ma langue maternelle est l’espéranto, voilà comment ça a changé ma vie”

Née dans une petite ville des Hautes-Alpes, Marjolaine fait partie des quelques 2 millions de locuteurs espérantistes dans le monde. Mais contrairement à la grande majorité d’entre eux, l’espéranto est sa langue maternelle. Pour NEON, elle raconte ce que ça a changé dans sa vie.

 

« Il existe à peine 1000 natifs espérantistes dans le monde, et j’en fais partie. Pourtant, j’ai grandi dans une famille à priori tout ce qu’il y a de plus normal : un papa, une maman, un frère, une sœur, un chat… On habitait à la montagne, à Briançon. Mes parents étaient tous les deux français, ils n’avaient de prime abord aucune raison de parler une autre langue entre eux.

En fait, c’est ma mère qui a initié toute la famille à l’espéranto. Elle s’était installée dans cette petite ville de montagne par amour pour mon père, mais elle rêvait de voyages et de rencontres avec d’autres cultures et adorait les langues. Un jour, elle est tombée sous le charme de l’espéranto et de l’ouverture sur le monde qu’il permettait. Mon père, plus réticent au départ, a fini par la suivre.

 

    C’est un peu le bio de la linguistique.

Résultat, à la maison, c’était un peu l’auberge espagnole tous les jours. On était inscrits dans des réseaux de voyageurs espérantistes de l’époque, qui se présentaient à l’époque sous forme de petits livrets. Dans notre grande maison, on recevait des gens du monde entier : des ministres chinois, une masseuse japonaise, une végan américaine, des cyclistes de tous les pays… Et avec eux, on communiquait toujours en espéranto. Avec mes grands-mères, les oncles et les amis de Briançon qui n’avaient pas appris cette langue, évidemment on gardait le français. A l’école aussi, bien sûr. Ça m’a permis de développer un vocabulaire en français que je n’ai pas aujourd’hui en espéranto, même si sur les sujets du quotidien, je préfère l’espéranto.

Aujourd’hui, je parle sept langues dont certaines couramment, je parcours le monde de projet en projet pour des associations de développement durable et solidaire, et je continue d’échanger en espéranto avec ma famille. J’ai visité des dizaines de pays en étant hébergée dans les milieux espérantistes, j’y suis toujours accueillie à bras ouverts. L’espéranto m’a également aidée dans le cadre du travail. Par exemple, quand j’ai lancé une ONG au Vietnam, je me suis en premier lieu appuyée sur les réseaux de la langue. Pour me loger, pour recruter des stagiaires, etc… L’espéranto donne accès à une gigantesque communauté d’entraide.


A lire aussi : [EXPERIENCE] Pour apprendre à avoir la tchatche, j’ai été coachée par des spécialistes
>> La langue que l’on parle influence notre comportement

Et puis il y a un véritable idéal, une philosophie de vie sous-jacents. Parler l’espéranto, c’est être citoyen du monde, pour de vrai. Contrairement à l’anglais, derrière lequel se cache un véritable pouvoir politique et économique, l’espéranto est une langue neutre, éthique et équitable. C’est un peu le bio de la linguistique.

Pour autant, je reste la moins engagée de mes frères et sœurs pour le développement de cette langue. Je participe à très peu de festivals et de rencontres par exemple. J’ai reçu cette langue à ma naissance, je n’ai jamais fait la démarche de l’apprendre donc même si je suis consciente de tout ce qu’elle m’a apporté, j’en garde une vision assez utilitaire.

Je ne sais pas si je ferai la démarche de l’enseigner à mes enfants, cela dépend de beaucoup de choses : la nationalité du père, le pays où nous vivrons, etc. Mais je sais que quoiqu’il arrive, il est fort probable que l’espéranto leur sera transmis. Ma mère, mon frère, ma sœur, leurs cousins et cousines s’adresseront à eux dans cette langue. »


Jeanne Marie Desnos
 


Esperanto langue maternelle - par MONTAIGU le 26/12/2017 : 13:58

https://www.neonmag.fr/temoignage-ma-langue-maternelle-est-lesperanto-voila-comment-ca-a-changé-ma-vie-499401.html


Après leur Assemblée Générale, en mai dernier, à Uluru, les Aborigènes australiens exigent une représentation au Parlement. " mesure trop radicale", répond le Premier Ministre".

Lire en E-o.


Contrer la désinformation russe - par MONTAIGU le 25/11/2017 : 18:23

Izrael Lejzerowicz, étoile du mouvement espérantiste polonais entre les deux guerres mondiales, qui mourut avec toute sa famille dans un camp d'extermination, aurait reproché aux espérantistes - selon ce que j'ai lu- , d'être restés silencieux en un moment où il aurait fallu élever la voix.

En sa mémoire, j'ai traduit en E-o un éditorial sur un sujet brûlant.


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